Mon Château de Pensées se reconstruit.
L'abcès de songes cancéreux est pressé tel un Citron, le jus acidulé coule sur les plaies à peine refermées, et les Soigne, agréable Brûlure ![Elle veut encore s'étouffer car Elle n'aime que l'air sans oxygène.]
[Meurs, Je dois être Seule pour continuer, Tu en as tuée une, Moi je Te tue.]
La Cage m'appartient, je choisis de l'Ouvrir !"Il y eût un déclic.
Un son métallique, un rouage grinçant.
Ce bruit, en toutes autres circonstances, aurait pu paraître froid, agressif, oppressant.
Mais à cet instant précis, il eut un tintement léger et fébrile.
La cage s'ouvrit.
Elle refermait un amas de pensées cancéreuses qui putréfiaient toute note de positivisme osant s'aventurer parmi elles.
On a jeté de l'eau sur les paravents en feu ! On a étalé de la peinture blanche sur les rougeurs des murs !
L'infection s'est rétractée.
J'ai pu sortir, pieds nu sur le macadam glacé.
Ceux qui restent allongés sur le macadam sont ceux qui vivent. Si tu cherches à t'envoler, ta peau se déchirera. Si tu cherches à plonger, tu feras couler du ciment noir dans tes poumons.
Par désespoir chronique, lassitude, ou par simple envie, j'ai tenté de sauter. Passer du macadam à l'herbe rouge. Mais, une étrange voix m'en a empêché.
"Gelé ! Tu as failli tomber, la Mort, t'as souris. Tu n'as pas le sens de l'humour, et pourtant, ton existence est dérisoire."Son cynisme ne m'avait pas manqué. Je la tuerai, dans quelques instants, elle le sait. C'est pour cela qu'elle me maintient en vie, par simple désir suicidaire.
"N'oublie pas, la peur est une illusion. Le froid est la Vie, reste sur la route."Se libérer pour être sur la même route qu'elle, ce n'était pas vraiment se libérer.
Déclenche ma folie, le malheur ne me convient plus. Tu m'es inutile. J'ai rejeté tout ce qui était fade, tout ce qui m'ennuyait.
Meurs !
La gangrène haineuse est venue à bout de ma Tumeur. J'oublierai ses dernières paroles, me disant que l'on ne guérit jamais du cancer psychotique.
Cela m'est égal,
j'ai empoisonné ma sangsue psychique."